Maandelijks archief: januari 2011

Stromae: In Africa, I am considered white

My chat with the Belgo-Rwandan Stromae for Radio Netherlands Worldwide during Eurosonic Noorderslag 2011!

Stromae?
That’s « verlan » for maestro. Verlan is slang from Paris, but we use it in Brussels too. You take a word and flip it. Maestro becomes Stromae. I find it a bit more modest.

I don’t pretend I’m a maestro. I consider myself to be one just because I write songs behind my computer. My musicians are inside my computer. I’ll never compare myself to big composers like Mozart or Beethoven.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=VHoT4N43jK8[/youtube]

Since you’re Belgo-Rwandan. Are you well known in Africa?
The song Alors on danse worked well in Africa. Or at least in the French-speaking countries. The European French-speaking culture is influenced a lot by the African French-speaking culture. I know my single worked very well in countries like DR Congo. Also in West-African countries and in the north: Morocco, Tunisia. A little bit in Egypt, even if they don’t speak French. South Africa too. I’ve seen Gabonese people on my Facebook page. My hat off to all the African people who support me.

Let’s say you’ve been elected president of Rwanda. What would be your number one priority?
For Rwanda – I think, I’m not sure – we’ll have to focus on forgiving. I believe the actual president Paul Kagame is doing a great effort. After all, big crimes have taken place there. We will have to evaluate this genocide.

And your priority in Belgium?
In Belgium… there was no genocide, luckily. But people in Belgium are busy with similar stupidities – language stupidities. I believe people should come closer to each other. We are talking about human problems. As a president, I think you should take a step back. You should not think about your own interest, but about the interest of the people. But that’s an easy thing to say if you are not in power. I don’t want to pass easy judgements.

What is your personal relationship with Africa?

When I am in Africa, they consider me as white. Even a Black African who grew up in Africa, is seen as white. I don’t want to falsely get closer to an origin or another, without really knowing it. I don’t know much about my African roots. In fact, I never knew my father. But we danced a lot on music by Kofi, Papa Wemba and others. In Europe we danced too! In music, I think there is no more borders.

Thinking about the Netherlands, what’s the biggest cliché you can think of?
When I think of the Netherlands, I think of Gouda cheese. We eat a lot of Dutch cheese in Belgium. I think of beer too, but Belgium has a better reputation for beers. Weed, you’re very well known for marihuana. The Netherlands is one of the few countries that legalises weed.

Do you smoke any yourself?
Me? No. Never. Seriously. Seriously!

Being a role model yourself, who’s your personal role model?
Ibrahim Ferrer! He’s one of the singers in the collective Buena Vista Social Club. I’ve been listening to them for a long time. My mother introduced me to his music. It’s a good mix of all the music in the world. He’s inspired by the Congolese rumba, he uses the same congas. There are also Spanish and oriental influences in his music.

The Buena Vista Social Club has melancholy. It is full of modesty and simplicity. It is simply wonderful! But I believe there is a lot of melancholy in electronic music as well. Even the New Beat was very much inspired by Cuban music. These are the same kind of melodies I have been using in my music.

En Afrique, on me prend pour un Blanc

J´ai rencontré Stromae lors de sa visite au festival Eurosonic-Noorderslag 2011 ! Une interview pour Radio Netherlands Worldwide.

Stromae ?
C’est du verlan pour maestro, du verlan parisien qu’on utilise aussi en Belgique. Cela consiste à utiliser un mot à l’envers. De Maestro on obtient Stromae. Je trouvais ça un peu plus modeste.
Je n’ai pas la prétention de me prendre pour un maestro. Je me considère un maestro au sens où je compose derrière un ordinateur et mes musiciens sont dans l’ordinateur. Je ne me situerai jamais au niveau d’un grand compositeur comme Mozart ou Beethoven.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=VHoT4N43jK8[/youtube]

Vous êtes Belgo-Rwandais. Etes-vous connu en Afrique ?
Le morceau a bien marché en Afrique. En tout cas dans les pays francophones, parce que la culture francophone européenne s’inspire beaucoup de la culture francophone africaine. Dans les pays comme le Congo, je sais que ça a beaucoup marché. Dans les pays d’Afrique de l’Ouest aussi. Dans le nord : le Maroc, la Tunisie. L’ Egypte un petit peu, même si ce n’ est pas francophone. L’ Afrique du Sud. J’ai vu des Gabonais sur ma page Facebook. Tous les Africains qui me soutiennent, merci beaucoup !

Quel est votre lien personnel avec l’Afrique ?
Quand je vais en Afrique, on me prend pour un blanc. Même un black-black qui a grandi en Afrique, on le prend pour un blanc. Je n’ai pas envie de me rapprocher faussement d’une origine ou d’une autre, sans les connaître réellement. Je ne connais pas très bien mes racines africaines. En fait, je n’ai jamais connu mon père. Pourtant on a beaucoup dansé sur Koffi, Papa Wemba etc. En Europe on a dansé aussi ! Surtout dans le milieu de la musique, je crois qu’il n’y a plus de frontières.

Vous venez d’être élu à la présidence du Rwanda. Quelle est votre priorité ?
Pour le Rwanda, je pense – je ne suis pas sûr – qu’il faut avancer sur le pardon. Je crois que le président Paul Kagame fait déjà un gros effort. Il y a eu de gros crimes quand même. Il faut évoluer, il faut parler de ce génocide.

Et votre priorité en Belgique ?
Pour la Belgique… on n’a pas eu de génocide, heureusement. Mais on est en train de se prendre la tête pour des bêtises du même genre, des bêtises de langue. Je pense qu’il faut se rapprocher des gens. Ce sont des problèmes d’humains. Je crois qu’il faut avoir assez de recul quand on est président pour ne pas penser à ses propres intérêts avant ceux des gens qu’on sert. Mais c’est facile à dire quand on n’est pas au pouvoir. Je ne veux pas poigner du doigt trop facilement.

Si vous pensez aux Pays-Bas, quel est le plus grand cliché qui vous vient à l’esprit?
Quand je pense aux Pays-Bas, je pense au fromage Gouda. On en mange beaucoup en Belgique. Un peu aussi à la bière, mais en Belgique on est plus réputé pour la bière. L’herbe vous êtes très connus pour cela. Les Pays-Bas est l’un des seuls pays où c’est autorisé.

Vous fumez de l’herbe ?
Moi ? Non. Jamais. Mais sérieusement. Sérieusement !

Etant vous-même un ”role model”, qui est votre ”role model” à vous ?
Ibrahim Ferrer ! L’un des chanteurs du collectif Buena Vista Social Club. J’écoute depuis longtemps. Ma mère me l’a fait découvrir. Un bon mélange de toutes les musiques du monde. Il s’inspire de la rumba congolaise, il utilise les mêmes congas que la musique congolaise, avec des influences espagnoles, avec des influences orientales.

Moi aussi je m’inspire de la salsa. Je crois que dans l’électronique il y a énormément de mélancolie. Même le New Beat s’inspirait énormément de la musique cubaine. Ce sont les mêmes genres de mélodie que j’ai repris aussi.

Buena Vista Social Club a une mélancolie ! Ils ont une simplicité, une modestie. C’est magnifique !

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Qui est Stromae ?

Paul van Haver (1985, Bruxelles) est un auteur, compositeur et interprète connu dans le monde entier par son single Alors on danse (2010). Il combine la musique électronique, le hip-hop et la chanson française. Van Haver est de mère belge et de père rwandais.

One11: een journalistiek nieuwjaarscadeau

Elke dag weer krijgen we in het nieuws een stortvloed ellende over ons heen. “Genoeg!” dacht Bas Mesters, correspondent in Rome. Laten we als journalisten eens positieve, opbouwende verhalen schrijven. Daarom geeft Mesters Nederland op 1 januari 2011 een uniek journalistiek nieuwjaarscadeau. Ruim 30 Nederlandse journalisten in alle uithoeken van de wereld vertellen nu eens een verhaal over iemand die tegen de stroom in iets positiefs probeert te doen om de wereld een heel klein beetje beter te maken. Vaak zijn dit totaal onbekende mensen maar hun verhaal mag ook wel eens gehoord worden. De komende maanden verschijnt dagelijks een verhaal op www.one11.nl.

Zelf schrijf ik een verhaal over een onderwijzer op de nieuwe bijzondere gemeente van Nederland Sint Eustatius. Een man die, zich 24 per dag inzet voor de jeugd op dit kleine eiland in de Caribische zee. De publicatie van dit verhaal wordt later gepubliceerd maar geniet ondertussen van de verhalen van collega’s: